Le PS et l’entreprise: contribution aux Etats généraux des socialistes (2)

J’ai également rédigé cette autre contribution sur le thème “Entreprise et ré-industrialisation”. Celle-ci a été adoptée après amendements par la section PS de Londres. Voici la version collective publiée sur le site des Etats généraux.

La compétition internationale impose un modèle productif qui repose sur l’innovation, la spécialisation des entreprises, leurs stratégies de développement et d’export. Contre l’esprit de rente et le conservatisme corporatiste, le PS doit être le parti de l’ambition productive et de la mutualisation des risques dans un cadre éthique et de responsabilité sociale et environnementale.

Nul besoin de réinventer la poudre. La Déclaration de principe des Socialistes est explicite : « Les socialistes sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché
régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux qui a pour finalité la satisfaction des besoins sociaux essentiels. Le système voulu par les socialistes est une économie
mixte, combinant un secteur privé dynamique, un secteur public efficace, des services publics de qualité accessibles à tous, un tiers secteur d’économie sociale et solidaire. »

Toutefois, le caractère “disruptif” de l’innovation et de la prise de risque n’est pas encore bien compris ni accepté à gauche. Or Le PS doit être pleinement aux cotés de ces entreprises, notamment
les PME et les start-ups, qui cherchent à se développer mais se sentent parfois découragées. Face aux logiques de court terme, la puissance publique doit proposer des outils afin de permettre à
ces PME de surmonter des moments difficiles. L’Etat a un rôle d’investisseur à jouer, soit directement comme co-financeur ou garant, soit indirectement par des dispositifs d’incitation fiscale
assortis de contreparties. Enfin, davantage de concurrence n’est pas un anathème si elle bénéficie effectivement aux consommateurs les plus modestes et poussent les entreprises à innover.

Le discours du Bourget de François Hollande a laissé s’installer une ambiguïté : en désignant la finance comme son ennemi, le candidat socialiste a pu faire croire que le parti restait méfiant vis-à-vis des entreprises et du secteur privé. Le PS n’est pas contre la finance en soi, mais défend la « bonne » finance, celle qui permet aux entreprises d’investir et d’embaucher sur le long terme, contre la spéculation. L’épargne disponible doit aller là où elle est utile et nécessaire. Face à la frilosité des grandes banques, le PS doit se tourner vers les modes de financement alternatifs, comme le capital-risque, les prises de participations dans les PME ou encore le financement participatif.

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